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Mal de dos ? Le bon traitement, c'est le mouvement

La campagne de l’Assurance Maladie lancée il y a 2 ans poursuit son travail de déconstruction des idées reçues et fait évoluer les comportements des Français vis-à-vis du mal de dos

 

Lancé en novembre 2017 dans le but de lutter contre les fausses croyances relatives au mal de dos et de développer de nouveaux comportements, le programme de sensibilisation porté par l’Assurance Maladie avec ses partenaires1 porte ses fruits. Les opinions et habitudes des Français évoluent dans le bon sens. Ils sont de plus en plus convaincus de l’importance de ne pas arrêter leurs activités quotidiennes et professionnelles en cas de mal de dos (respectivement 52 % et 71 %2, soit une évolution de +8 points et +7 points en 4 mois). Ils sont aussi plus nombreux à estimer que le retour rapide au travail aide à mieux prévenir de nouveaux maux du dos et à guérir plus vite (respectivement 59 % et 57 %, +7 points)…

 

 

En 2017, l’Assurance Maladie lançait un vaste programme de sensibilisation1 pour prévenir le mal de dos et recommander un nouveau comportement permettant d'éviter le passage à la chronicité. Sa signature "Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement" invitait les Français à reprendre ou démarrer dès que possible une activité physique adaptée en cas de mal de dos. Depuis novembre 2017, le programme s'est déployé en plusieurs vagues de campagne successives invitant les personnes souffrant du dos à ne pas arrêter leurs activités quotidiennes, de loisir ou professionnelles : parce que « pour que le mal de dos s’arrête, mieux vaut ne pas s’arrêter ».

Depuis 2017, le baromètre mené par l'institut BVA pour l'Assurance Maladie mesure régulièrement les évolutions des connaissances et des comportements des Français, des médecins généralistes et des employeurs face au mal du siècle. Les résultats de la dernière vague de l'enquête réalisée par Internet du 14 juin au 1er juillet 2019 auprès d’un échantillon national représentatif de 2000 Français âgés de 18 ans et plus sont particulièrement encourageants.

 

Les Français davantage favorables à pratiquer une activité physique ou professionnelle pour luttercontre le mal de dos

Face au mal au dos, les Français poursuivent-ils leurs activités quotidiennes et professionnelles ou s’arrêtent-ils ? Les résultats du baromètre BVA révèlent que les Français sont de plus en plus convaincus de l’importance de ne pas arrêter leurs activités quotidiennes et professionnelles en cas de mal de dos(respectivement 52 % et 71 %, soit une évolution de +8 points et +7 points en 4 mois). Dans les faits, seulement 25 % des Français déclarent s'arrêter de travailler en cas de mal de dos et ils ne sont plus que 39 % à stopper leurs activités quotidiennes (5 points de moins en 4 mois). Ils sont désormais 83 % à considérer que « lorsqu’on a mal au dos, il vaut mieux continuer sa vie normalement » (+6 points en 4  mois). Plus encore, le lien entre la poursuite des activités quotidiennes/professionnelles et le soulagement rapide des maux de dos est désormais bien installé : les répondants sont respectivement 74 % et 70 % à l’affirmer (+13 et +12 points en 4 mois). Ils sont même plus nombreux à estimer que le retour rapide au travail aide à mieux prévenir de nouveaux maux de dos, d'une part, et à guérir plus vite, d'autre part (respectivement 59% et 57%, +7 points dans les deux cas).

 

Consultation pour lombalgie : moins d’arrêts maladie en 1ère intention et plus de conseils de la part des médecins généralistes

Si les patients attendent majoritairement un diagnostic précis (43 %) et la prescription de médicaments pour soulager la douleur (45 %) lors d’une consultation pour lombalgie, ils attendent aussi de l'information (36 %) et des conseils (25 %). Sur ce point, on note une évolution dans le comportement des médecins généralistes qui privilégient de plus en plus les conseils en 1ère consultation et qui repoussent davantage la prescription d’arrêts de travail en 2e consultation : depuis la première mesure du baromètre, la prescription d’arrêts de travail en première intention est passée de 65 % (2017) à 46 % (2018) puis 30 % (2019), soit un recul de 35 points.

 

Une campagne appréciée des employeurs qui saluent son effet incitatif

Un volet spécifique de la campagne a été décliné en novembre 2018 auprès des employeurs afin de les inciter à mettre en place des mesures de prévention pour lutter contre le mal de dos de leurs salariés. Ceci, à travers des annonces presse dans les médias professionnels, des bannières sur Internet, des chroniques radio ainsi qu’un kit de communication à la main des employeurs. Les résultats sont également au rendez-vous puisque 67 % des employeurs ayant au moins 1 salarié estiment que cette campagne encourage à la mise en place d’actions de prévention. Enfin, 92 % d’entre eux saluent le fait que l’Assurance Maladie – Risques professionnels ait lancé cette campagne de prévention à leur destination.

 

Pour voir le film

 


Source Assurance Maladie le 20 septembre 2019 

Théragora le 30 septembre 2019

 

Un haschtag pour faire bouger vos enfant

Afin de prendre de bonnes résolutions dès la rentrée, la Fédération Française de Cardiologie encourage les parents à faire bouger leurs enfants et adolescents et à limiter leur temps d’exposition aux écrans. Une période propice pour leur faire reprendre de bonnes habitudes et intégrer l’activité physique à leur quotidien.

 

 

Au moins 1 heure par jour

Le constat est alarmant : depuis 40 ans, les jeunes de 9 à 16 ans ont perdu 25 % de leur capacité physique[1], c’est-à-dire qu’ils courent moins vite et moins longtemps. En moyenne, un enfant courait 600 mètres en trois minutes en 1971, il lui en faut aujourd’hui quatre pour la même distance.

Comment en est-on arrivé là ? Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande aux 5-17 ans de pratiquer 60 minutes d’activité physique par jour, seul un enfant sur deux atteint ce niveau en France aujourd’hui. A l’école primaire, moins de la moitié des enfants pratiquent des jeux de plein air[2]. A 15 ans, c’est pire encore : seulement 14 % des garçons exercent une activité physique modérée à intense tous les jours et les filles ne sont que 6 %[3] ! Environ la moitié des adolescents ne bougent que pendant les cours d’éducation physique et sportive délivrés à l’école[4].

La généralisation de l’utilisation des transports motorisés pour se rendre à l’école contribue à cette diminution de l’activité physique : moins de 30 % des collégiens se rendent en cours à pied et ils sont seulement 4 % à y aller à vélo ou en trottinette[5]. Par ailleurs la surconsommation d’écrans renforce la sédentarité et la tendance à une mauvaise alimentation riche en sucres, graisses et sel ; au grignotage avec une consommation excessive de sodas. Les enfants de 3 à 17 ans passent en moyenne 3 heures par jour devant des écrans, moyenne qui monte à 4 heures 30 par jour chez les 13-18 ans en semaine et à 6 heures le week-end. Ce temps passé assis augmente fortement la sédentarité, considérée par l’OMS comme l’un des tout premiers risques de décès dans le monde[6].

 

 

Bouger du matin au soir

L’heure quotidienne d’activité physique recommandée jusqu’à 18 ans peut sembler beaucoup.

En réalité, il ne s’agit pas d’une heure consécutive. Les occasions de bouger sont donc multiples et variées au cours d’une journée pour un enfant. 

Pour les plus jeunes, les parents et l’entourage peuvent favoriser par exemple le fait de se rendre à l’école à pied ou en vélo. Dans les cas où la voiture est indispensable, pourquoi ne pas choisir de se garer à 500 mètres de l’établissement pour finir le trajet en marchant. A cet âge, les jeux collectifs (ballon, marelle, élastique) doivent être encouragés dans la cour et en dehors de l’école ainsi que le week-end les jeux en extérieur et les balades. 

Il est vrai qu’à l’adolescence, il devient plus difficile d’inciter les jeunes à bouger. Mais il existe des activités qui continuent à leur plaire, parce que ce sont des activités de groupe, qui leur permettent de se retrouver entre eux : sports collectifs, sports de glisse, danse, hip-hop, etc. Au-delà de ces activités physiques, cette population est très demandeuse de moments collectifs, comme des sorties en ville ou des sessions shopping, autant d’occasion de s’aérer en groupe.

 

Limitez le temps d'écran

Dans les faits, il est souvent compliqué de faire décrocher l’adolescent de son téléphone, de son ordinateur ou de sa tablette. Pourtant il en va de la responsabilité des parents et de l’entourage de fixer un cadre à l’utilisation des écrans et de montrer l’exemple grâce à une consommation modérée et au respect des interdits posés. Pour se repérer en matière de bonnes pratiques, voici ci-dessous les recommandations de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) en matière de consommation d’écrans :

 

LES ENFANTS SONT FAITS POUR BOUGER… ET TOMBER PARFOIS !
#LAISSEZ-LESTOMBER

 

 

Pour mobiliser l’opinion publique sur les dangers de la sédentarité, la FFC a, avec l’agence Havas Paris Seven, réalisé un spot TV appelé « Les chutes », qui sera diffusé en cette rentrée 2019, du 23 au 29 septembre en TV et en digital. Pour le Pr François Carré, cardiologue au CHU de Rennes et membre de la Fédération Française de Cardiologie, « Si on ne fait pas bouger davantage nos enfants nous préparons la première génération qui pourrait avoir une espérance de vie plus courte que celle de ses parents ».

 

LES PARCOURS DU CŒUR SCOLAIRES, UNE OPPORTUNITÉ IDÉALE POUR BOUGER !

Avec cette campagne, la Fédération Française de Cardiologie incite également les parents et les enseignants à s’inscrire dès à présent pour préparer l’édition 2020 des Parcours du Cœur Scolaires qui se dérouleront du 21 mars au 1er juin. En 2019, 500 000 enfants de 2 900 établissements scolaires ont participé à cette vaste opération de prévention cardio-vasculaire dans toute la France. Les Parcours du Cœur Scolaires constituent un outil privilégié de mise en place du Parcours Educatif de Santé par le Ministère de l’Education Nationale dans les écoles, collèges et lycées ainsi qu’une réponse collective à la sédentarité des enfants. Pour en savoir plus et s’inscrire, rendez-vous sur https://www.fedecardio.org/les-parcours-du-coeur

 

 

Retrouvez toute l’actualité de la Fédération Française de Cardiologie sur www.fedecardio.org / Facebook / Twitter

La Fédération Française de Cardiologie lutte contre les maladies cardio-vasculaires depuis plus de 55 ans. Association reconnue d’utilité publique depuis 1977, elle est financée exclusivement grâce à la générosité du public et ne reçoit aucune subvention de l’Etat. Présente partout en France, ses quatre missions sont : le soutien de la prévention, le financement de la recherche cardio-vasculaire, l’accompagnement des patients cardiaques et la promotion des gestes qui sauvent.



 

 


[1] Research priorities for child and adolescent physical activity and sedentary behavior: an international perspective using a twin-panel Delphi procedure, Grant Tomkinson – 2013

[2] Données ANSES – 2007

[3] Panorama de la santé, OCDE – 2016

[4] Etude INCA, ANSES - 2007

[5] Etat des lieux de l’activité physique et de la sédentarité en France, ONAPS – 2017 

[6] http://www.Who.Int/dietphysicalactivity/pa/fr/, OMS. Stratégie mondiale pour l'alimentation, l'exercice physique et la santé. Activité physique (Page consultée le 16 juillet 2018)

Source Fédération Française de Cardiologie /// Théragora  - photo Phovoir - 30 août 2019

 

Les comportements des Français pour prendre leur santé en main

La Fondation APRIL s’emploie depuis sa création à démêler le vrai du faux en matière de santé. Dans le cadre de sa mission, la Fondation a mandaté l’Institut de sondages BVA pour réaliser une étude sur le comportement des Français face à leur santé. Comment prennent-ils leur santé en main ? Quels sont, selon eux, les facteurs contributifs à une bonne santé ? Qu’en est-il des bonnes pratiques au quotidien ? Leurs habitudes ont-elles évolué ? Les Français sont-ils bien informés ? Autant de questions auxquelles la Fondation APRIL a souhaité s’intéresser via sa nouvelle étude sur « Les comportements des Français pour prendre leur santé en main », réalisée du 10 au 11 avril 2019 auprès de 1001 personnes.

 

 

 

 

Premier enseignement de cette étude : les opinions et les connaissances des Français évoluent ! Selon eux, ce sont désormais les facteurs comportementaux qui contribuent le plus à leur santé (à hauteur de 73%), ce qui dénote d’une prise de conscience des Français sur leur capacité à pouvoir agir sur leur état de santé. Cette prise de conscience est d’autant plus importante à souligner que c’est la 1ère fois depuis 2011, que les facteurs comportementaux prennent le pas sur les facteurs non comportementaux.

Et si aujourd’hui, les Français déclarent être attentifs notamment à leur alimentation et à leur sommeil et avoir une activité physique régulière, ces 3 principaux facteurs inhérents à une bonne prévention de leur santé ne sont pas tous traités avec la même importance par l’ensemble des Français…

 

POUR LA 1ERE FOIS DEPUIS 2011, LES FRANÇAIS PENSENT QU’UNE BONNE SANTE DEPEND A 73 % D’ELEMENTS SUR LESQUELS ILS PEUVENT AGIR

 

Aujourd’hui, les Français pensent pouvoir agir directement sur leur état de santé dans certains domaines. L’alimentation est plébiscitée et constitue le facteur contribuant le plus directement à une bonne santé (44 %), suivie par l’activité physique (28 %) et par la limitation du tabac et de l’alcool (17 %).

L’étude met en exergue une nette prédominance des facteurs comportementaux dans ce qui contribue à la santé puisqu’ils ont été choisis par près des 3/4 des Français (73 %) au détriment des facteurs non comportementaux tels que l’environnement et le cadre de vie, le moral et l’épanouissement personnel, la facilité d’accès aux soins, le patrimoine génétique et la chance ou encore, les conditions de travail.

Depuis 2011 les études la Fondation APRIL n’ont cessé de montrer cette lente évolution jusqu’à parvenir en 2019 à une inversion des tendances. En effet, si on remonte ne serait-ce qu’à 2016, les résultats montraient alors que l’environnement (33 %) arrivait juste après l’alimentation (38 %) dans le classement des facteurs contributifs à une bonne santé, là où il arrive en 2019 en 4ème position (26% soit 7 points de moins). En 2016 toujours, les facteurs non comportementaux l’emportaient de 10 points dans le choix des Français sur les facteurs non comportementaux et de 21 points en 2012 !

Cette évolution s’explique par une prise de conscience de ce sur quoi les Français peuvent agir, prise de conscience probablement due en grande partie aux nombreuses campagnes de prévention santé déployées ces dernières années autour de la nutrition, de l’exercice physique et des addictions. Par ailleurs, si les Français sont majoritairement optimistes sur l’évolution à venir de leur alimentation (72 %) et de leur activité physique (62 % et ce résultat monte à 76 % chez les 18-24 ans), plus de la moitié d’entre eux restent pessimistes sur la manière dont vont évoluer d’autres facteurs (non comportementaux) tels que la qualité de leur environnement (56%) et leurs revenus (55 %).

 

 

LES FRANÇAIS CONNAISSENT-ILS LES BONS RÉFLEXES POUR RESTER EN BONNE SANTÉ ?

 

Plus de 8 Français sur 10 déclarent connaître les bons gestes et comportements à adopter en matière d’alimentation (91 %), de lutte contre la sédentarité et d’exercice physique (89 %) et de sommeil (86 %).

Mais dans les faits, ils sont seulement un peu plus de 1/3 à les connaître précisément (38 % pour l’alimentation, la lutte contre la sédentarité et l’exercice physique ; 34% pour le sommeil) quand plus de 50 % des Français ne les connaissent que dans les grandes lignes. Les meilleurs élèves se retrouvent plutôt dans les catégories socio-professionnelles supérieures, chez les Franciliens et les personnes de 65 ans et plus qui sont des populations généralement plus informées et donc plus réceptives aux campagnes de prévention. Ces campagnes ne semblent pas avoir eu le même impact sur les moins de 35 ans et les CSP-, alors que ce sont pourtant des catégories clés en matière de prévention santé.

 

 

QUELS SONT LES COMPORTEMENTS ADOPTÉS EN FAVEUR D’UNE BONNE SANTÉ ?

 

En matière d’alimentation et contrairement aux idées reçues, le comportement le plus pratiqué est le fait de limiter les aliments préparés : 67 % des Français déclarent privilégier régulièrement les produits bruts aux aliments transformés. 62 % limitent de façon régulière leur consommation de viande à 500 g par semaine. La consommation de 5 portions de fruits et légumes par jour ainsi que la limitation des produits salés / sucrés sont aussi actées pour 53 % des Français. La consommation des produits bio quant à elle, n’arrive qu’en dernière position (38 %) dans les comportements des Français. L’ensemble de ces bonnes pratiques alimentaires est moins bien intégré par les catégories sociales modestes et par les jeunes. Quant aux nouvelles recommandations du Plan National Nutrition Santé (notamment poissons, légumes secs, fruits à coques et produits bio), elles sont encore un peu laissées de côté dans les réponses et nécessitent des communications plus fortes et offensives pour rentrer naturellement dans les moeurs des Français.

Les Français semblent par ailleurs avoir pris conscience de l’importance de la lutte contre la sédentarité, qui constitue aujourd’hui la 1ère cause de mortalité évitable dans le monde. 66 % des Français limitent ainsi le temps passé assis en se levant toutes les deux heures, 54 % déclarent faire au moins 30 minutes d’activité physique par jour, mais seulement 42 % des interviewés pratiquent un sport de façon régulière. Enfin, la sédentarité semble moins marquée dans les grandes villes (64 % font régulièrement au moins 30 mn d’activité par jour).

En ce qui concerne le sommeil, les bonnes pratiques qui arrivent en tête sont les suivantes : limiter les grasses matinées (62 %), se lever et se coucher aux mêmes horaires (61 %) et faire de courtes siestes en cas de besoin en début d’après-midi (30 %). Mais (là aussi) les habitudes des Français évoluent, certaines dans le bon sens et d’autres non, notamment à cause de l’hyperconnexion, un nouveau phénomène qui concerne la grande majorité des Français puisque près d’un Français sur deux déclare ne jamais couper ses écrans une heure avant son coucher comme recommandé (49 %) contre seulement 23 % le faisant régulièrement. Une réalité encore plus prégnante chez les moins de 35 ans (58 % ne coupent jamais leurs écrans avant le coucher), plus accros aux écrans, une tendance déjà soulignée dans le Baromètre BVA pour la Fondation APRIL « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? », en Juin 2018 (les 18-34 ans passant en moyenne 6h28 par jour devant les écrans).

 

 

QUELLES SONT LES SOURCES D’INFORMATIONS PRIVILÉGIÉES DES FRANÇAIS EN MATIÈRE DE SANTÉ ?

 

L’étude montre que les Français se tournent naturellement et en majorité (70 %) vers les professionnels de santé pour connaître les bons gestes et comportements à adopter pour être et rester en bonne santé. Une proportion encore plus importante chez les 50 ans et plus (80 %) ainsi que chez les personnes souffrant d’une maladie grave ou chronique (78 %). Les 18-24 ans quant à eux, ont tendance à se tourner en premier lieu vers leurs proches (41 %). Internet constitue une source d’information privilégiée pour seulement 35 % des Français (42 % pour les 35-49 ans sans doute plus aguerris aux outils informatiques), les médias (magazines, émissions TV et radio) n’étant consultés que par 29 % des Français.

Cette étude démontre combien le comportement des Français a évolué au fil des années. Ilssont mieux informés et plus sensibilisés aux bons gestes à adopter pour être et rester en bonne santé. Ils ont désormais conscience de pouvoir agir sur leur santé et plus particulièrement sur les grands facteurs contributifs à la bonne santé tels que l’alimentation ou encore l’activité physique (la lutte contre la sédentarité, notamment). Il existe toutefois encore de fortes disparités selon les populations (urbains ou non, jeunes et moins jeunes) et entre les différentes catégories socio-professionnelles (aisées ou plus modestes).

Pour permettre à chacun d’être acteur de sa santé, il convient donc de poursuivre les campagnes de prévention et d’information pour tous, et notamment de diffuser largement les nouvelles recommandations du Plan National Nutrition Santé (PNNS) 2018-2022.

Enfin, l’étude met en lumière les conséquences de l’exposition aux écrans sur la qualité du sommeil, une tendance déjà soulignée dans le sondage BVA pour la Fondation APRIL lors de son premier Baromètre présenté en Juin 2018 sur « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? ».

En 2019, la Fondation APRIL continue donc naturellement à s’intéresser à cette problématique et prépare, toujours en partenariat avec BVA, un second Baromètre pour fin juin qui explorera les liens et les impacts sur la santé entre « l’hyperconnexion, le sommeil et les fonctions cognitives ».

Source FONDATION APRIL 2019

 

Théragora Août 2019

 

Alcool et santé : améliorer les connaissances et réduire les risques

« Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours », cette formule résume les nouveaux repères de consommation d’alcool élaborés dans le cadre des travaux d’expertise de Santé publique France et de l’INCa. Aujourd’hui, les données du Bulletin épidémiologique hebdomadaire montrent que les Français sont loin de respecter ces repères. Du 26 mars au 14 avril 2019, le Ministère des solidarités et de la santé et Santé publique France lancent une campagne d’information pour rappeler à chacun que toute consommation d’alcool comporte des risques, et promouvoir les nouveaux repères. Un nouvel outil est également mis à la disposition de tous sur le site alcool-info-service.fr pour évaluer sa consommation et faire le point sur les risques encourus.

 

 

La réduction des risques au cœur de la stratégie de Santé publique France 

Contrairement aux idées reçues, les risques pour la santé d’une consommation d’alcool existent dès le premier verre quotidien. La consommation d’alcool est à l’origine de nombreuses maladies (hémorragie cérébrale, cancers, hypertension…) et constitue aujourd’hui une des principales causes de mortalité évitable avec 41 000 décès attribuables[1] par an.

Santé publique France et l’Institut National du Cancer ont mené un travail d’expertise scientifique qui a permis de fixer de nouveaux repères de consommation à moindre risque si l’on consomme de l’alcool.

 

Les nouveaux repères de consommation d’alcool

maximum 10 verres par semaine,

maximum 2 verres par jour,

des jours dans la semaine sans consommation.

 

 

Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours.

 

 

«Notre objectif est de permettre aux Français de faire le choix éclairé d’une consommation à moindre risque pour leur santé. Sans nier la dimension ‘‘plaisir’’ qui peut être associée à la consommation d’alcool, cela nécessite de faire connaître les risques associés à l’alcool, de diffuser auprès de tous les nouveaux repères de consommation et d’inviter les Français à réfléchir sur leur consommation. », souligne François Bourdillon, Directeur général.

 

 

24 % Français dépassent les repères de consommation d’alcool

Les résultats du Baromètre de Santé publique France 2017[1], publiés dans le BEH thématique alcool d’aujourd’hui, montrent que :

  • Près d’un quart des Français de 18 à 75 ans dépasse au moins l’un des 3 repères,
  • les hommes sont davantage concernés par ce dépassement (33%) que les femmes (14%)
  • les plus jeunes consomment plus intensément que les plus âgés, dont la consommation est plus régulière.

Une nouvelle campagne sur les risques liés à l’alcool et les nouveaux repères  

La nouvelle campagne de Santé publique France est construite autour des risques méconnus (hémorragie cérébrale, cancers, hypertension…) associés à la consommation d’alcool, et des repères de consommation à moindre risque.

Dans le spot destiné à la télévision « pas d’accident de voiture », « personne ne se réveille à côté d’un sombre inconnu», mais la voix off précise « qu’il n’est pas nécessaire d’en arriver là pour que l’alcool fasse des ravages : au-delà de 2 verres par jour vous augmentez vos risques d’hémorragie cérébrale, de cancers et d’hypertension ». Le spot s’achève sur le slogan de la campagne : « Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour. Et pas tous les jours ».

Le spot est diffusé du 26 mars au 14 avril sur les chaines nationales et d’Outre-Mer, sur les plateformes de vidéo en ligne et sur les réseaux sociaux. Le dispositif est complété par des chroniques radio, des publi-rédactionnels, une campagne digitale et la diffusion de vidéos dans les salles d’attente des hôpitaux ou maisons de santé.

https://youtu.be/znOLuavKcHE

 

Un outil pour évaluer sa consommation et les risques encourus

Santé publique France a mis au point un nouvel alcoomètre qui permet, à partir de quelques questions, d’évaluer sa consommation hebdomadaire d’alcool au regard des nouveaux repères et d’estimer les risques liés à cette consommation. Il est disponible depuis la page d’accueil du site www.alcool-info-service.frqui propose également des informations, des espaces d’échanges et des services d’aide à distance.

 

 

Pour en savoir plus : 
www.alcool-info-service.fr
www.alcoometre.fr

 


Source - Santé Publique France

 

Le Dossier Médical Partagé enfin lancé

Le Ministère des Solidarités et de la Santé et l’Assurance Maladie ont officialisé ce jour le lancement national du Dossier Médical Partagé (DMP). Après une première étape d’expérimentation menée pendant 18 mois dans neuf départements, chacun peut désormais ouvrir son DMP, seul ou avec l’aide d’un professionnel de santé. Gratuit et confidentiel, ce carnet de santé numérique permet d’accéder à ses informations médicales et de les partager avec les professionnels de santé de son choix.


 

Qu’ils soient en ville ou à l’hôpital, ceux-ci peuvent l’alimenter  via leur logiciel métier ou depuis le site dmp.fr, favorisant ainsi une meilleure coordination et continuité des parcours de soins. Parce que le DMP, véritable « mémoire de la santé » de chacun, va permettre d’améliorer la qualité et la sécurité des soins pour tous, tout a été fait pour faciliter sa création, par les professionnels de santé, en ville et dans les établissements de soins, mais aussi sur internet par l’assuré lui-même, ou encore dans les accueils des CPAM et dans les pharmacies. Dès le 9 novembre prochain, une vaste campagne d’information va soutenir, auprès des patients et des professionnels de santé, le déploiement de ce nouveau service qui s’inscrit au cœur du plan « Ma Santé 2022 » de transformation de notre système de santé mise en œuvre par le Gouvernement.

 

 

Améliorer l’information des patients et le lien entre les acteurs de santé pour une meilleure prise en charge médicale

Gratuit et sans caractère obligatoire, le Dossier Médical Partagé a vocation à centraliser toutes les informations concernant le suivi médical et les soins reçus par un patient, aujourd’hui  détenues  par l’Assurance Maladie et les différents professionnels et établissements de santé qui l’ont pris en charge. 

Outre les informations apportées par les professionnels de santé consultés (synthèses médicales, comptes-rendus d’hospitalisation, résultats d’analyses ou d’examens, bilans divers), le DMP est automatiquement alimenté par l’Assurance Maladie à partir de l’historique des soins et des traitements remboursés des 24 derniers mois. Le patient, quant à lui, peut ajouter en quelques clics, depuis l’appli dédiée DMP ou le site dmp.fr, des renseignements utiles à son suivi médical (groupe sanguin, allergies, par exemple). Le DMP facilite ainsi une prise en charge médicale de meilleure qualité en limitant le risque d’interactions médicamenteuses, les allergies ou les incompatibilités de traitements. Il permet aussi d’éviter les examens et les prescriptions redondants. 

 

Garantir une circulation sécurisée des informations de santé

Pour que le patient accepte de partager ses données médicales, par nature confidentielles, des principes rigoureux de sécurité sont mis en œuvre pour assurer leur protection. Tout d’abord, le DMP ne peut être créé qu’avec le consentement exprès du patient. Ensuite, le patient garde le contrôle de ses données de santé puisqu’il choisit les professionnels de santé qui auront le droit d’y accéder. Il peut s’opposer à ce qu’une information soit versée par un professionnel de santé dans son DMP ou encore masquer une information médicale à tout moment, sauf pour le médecin traitant qui doit pouvoir assurer un suivi médical complet de ses patients. 

La connexion au DMP est également hautement sécurisée : les professionnels de santé ne peuvent y accéder qu’en étant munis de leur carte CPS1. Quant au patient, il reçoit un code à usage unique par SMS pour s’y connecter. Enfin, les DMP sont conservés par un hébergeur de données de santé ayant reçu un agrément du ministère en charge de la Santé. Les données qui y sont stockées sont cryptées, à partir d’une clé propre à chaque assuré. Ces données ne peuvent être diffusées ou exploitées à des fins commerciales, d’études ou autre. 

 

Une création facilitée, un service appelé à s’imposer dans les usages au même titre que la carte Vitale

Parce que l’ensemble des patients a vocation à disposer d’un DMP et à bénéficier ainsi d’un meilleur suivi médical partout en France, l’Assurance Maladie s’est attachée à simplifier la création, l’alimentation et l’utilisation de ce nouveau service. A cette fin, de nouveaux canaux d’ouverture des DMP ont été créés :

# directement sur internet sur le site www.dmp.fr 2 par le patient lui-même qui pourra créer son DMP seul au moyen des  identifiants qui lui seront adressés par l’Assurance Maladie au cours des prochaines semaines ;

#dans les accueils des CPAM qui reçoivent 30 millions de visites chaque année et dont les agents sont habilités à ouvrir un DMP pour les assurés qui le souhaitent ;

# dans les pharmacies qui ont la possibilité depuis juillet 2018 de s’équiper pour créer des DMP. Ce sont ainsi, à ce jour, plus de 300 000 DMP qui ont déjà été ouverts au cours des quatre derniers mois dans près de 8 000 officines. 

Alors que 1 882 503 personnes disposent déjà d’un DMP en France3 et que près de 100 000 DMP s’ouvrent chaque semaine à bas bruit, le lancement officiel du Dossier Médical Partagé le 6 novembre, bientôt soutenu par une campagne de communication d’envergure, doit marquer le début d’un large déploiement de ce service destiné à évoluer et à s’enrichir régulièrement de nouvelles fonctionnalités utiles pour les professionnels de santé et les patients. Comme la carte Vitale ou le compte ameli, le DMP a vocation à s’imposer dans les usages de dizaines de millions de patients et de l’ensemble des professionnels de santé qui les suivent au quotidien.

 

1 La carte de professionnel de santé (CPS) est une carte d’identité professionnelle électronique dédiée aux secteurs de la santé et du médico-social.
2 Pour les assurés majeurs des régimes suivants : Régime Général, Camieg, Mutuelle Interiale, Cavimac, Enim, MGP, MNH, Solsantis, Harmonie Fonction Publique, CANSSM, LMDE.
3 Au 30 octobre 2018.

 


 

 

18 QUESTIONS POUR TOUT SAVOIR SUR LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE

 

1. EN QUELQUES MOTS, C’EST QUOI, LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE ?

Le Dossier Médical Partagé, communément appelé « DMP », c’est « la mémoire de la santé » de chaque patient :

# la mémoire, car, accessible partout sur le territoire, il centralise en un seul endroit en ligne les informations concernant le suivi médical et les soins reçus par un patient, aujourd’hui le plus souvent dispersées entre son médecin traitant, les médecins spécialistes consultés, les établissements de santé dans lesquels il a séjourné, les laboratoires d’analyse et les centres d’examens radiologiques, sans compter ses documents détenus à son domicile. Avec le DMP le patient a la garantie de ne plus oublier ni perdre son historique de soins ;

# la santé, car il permet au patient de partager l’historique de ses soins avec les professionnels de santé de son choix et donc, de bénéficier d’un meilleur suivi et d’une meilleure prise en charge.

La finalité profonde du Dossier Médical Partagé, c’est de favoriser la meilleure qualité et la plus grande sécurité des soins pour chaque patient. En bref, de permettre à chacun d’être mieux soigné et pris en charge.

 

2. POURQUOI PARLE-T-ON DE DOSSIER PARTAGE ? C’EST D’ABORD UN DOSSIER
« PERSONNEL », NON ?

Le DMP est bien sûr « personnel », puisqu’il rassemble les informations de santé du seul assuré.
Mais il est aussi un dossier « partagé » : il est un outil de partage de l’information médicale avec les patients mais aussi entre professionnels de santé. Il vise à favoriser la coordination et la continuité des soins en améliorant le partage des informations entre les praticiens, en ville comme à l’hôpital.

 

3. EST-CE QUE LE DMP EST OBLIGATOIRE ?

Non. La création d’un Dossier Médical Partagé n’est pas obligatoire et n’a aucune conséquence sur le niveau de remboursement des soins. Par ailleurs, le DMP est gratuit.

 

4. LE DMP EST-IL VRAIMENT UTILE POUR TOUS LES PATIENTS ?

Le Dossier Médical Partagé présente un intérêt certain pour les patients, notamment ceux souffrant d’une maladie chronique, qui sont amenés à rencontrer régulièrement différents professionnels de santé, mais il est plus largement utile à tous.
Il présente déjà un intérêt pratique car il permet de conserver tous les documents et informations médicales utiles en un unique espace dématérialisé, sûr et accessible partout et à tout moment.

Par ailleurs, en cas d’urgence ou de mobilité, il permet aux professionnels de santé qui prennent en charge le patient de disposer d’une visibilité sur l’histoire médicale du patient, ce qui est utile pour, par exemple, éviter des accidents (ex. allergies médicamenteuses, risque iatrogène...).

Enfin, il est permet de faciliter la prise en charge d’un patient en cas d’hospitalisation, aussi bien à l’entrée qu’à la suite du séjour.

 

5. PEUT-ON VRAIMENT AVOIR CONFIANCE DANS LE DMP? LES DONNEES PERSONNELLES SONT-ELLES PROTEGEES ?

Parce que les données de santé sont particulièrement sensibles, le Dossier Médical Partagé est hautement sécurisé :
# Il ne peut être créé qu’avec le consentement du patient, qui se voit notifié de la création de son DMP.

Le patient choisit les professionnels de santé qui auront le droit d’y accéder. Il peut mêmemasquer une information médicale à tout moment ; elle restera naturellement visible pour son médecin traitant, interlocuteur incontournable d’un suivi médical coordonné.

# Les professionnels de santé ne peuvent y accéder qu’en étant munis de leur carte de professionnel de santé (CPS). Quant au patient, il reçoit un code à usage unique par sms ou parmail pour s’y connecter.

# Seuls le patient et les professionnels de santé autorisés ont accès au contenu du DMP. Les laboratoires pharmaceutiques, mutuelles, banques, assurances, n’y ont aucun droit. L’Assurance Maladie elle-même, même si elle peut alimenter le DMP à partir des données dont elle dispose, notamment sur l’historique des soins du patient, ne peut consulter les DMP des assurés.

Les DMP sont conservés par un hébergeur de données de santé ayant reçu un agrément du ministère de la Santé qui respecte toutes les normes garantissant un haut niveau de sécurité en matière de protection de données.
La consultation des DMP répond aux exigences de politique générale de sécurité des systèmes d’information (PGSSI).

 

6. LE CONSENTEMENT DU PATIENT EST-IL PRIS EN COMPTE DANS LE DMP ? COMMENT ?

En ville, le patient doit donner son consentement à chaque professionnel de santé souhaitant consulter, pour la première fois, son DMP. Une fois ce consentement donné, il n’est pas nécessaire de recommencer lors des consultations suivantes. En revanche, si le patient souhaite bloquer l’accès du professionnel de santé à son DMP, il peut le faire à tout moment, directement depuis son espace personnel DMP, ou demander à son médecin traitant de le faire.

On peut donc interdire l’accès à son DMP à tout professionnel de santé, à la condition de connaitre son nom et son prénom.

Lors d’une hospitalisation, y compris pour les actes d’hospitalisation externe, les professionnels de santé constituant l’équipe de soins sont réputés autorisés à accéder au DMP, mais doivent s’identifier individuellement grâce à leur carte de professionnel de santé.
Par ailleurs, le patient peut préciser s’il souhaite rendre son DMP accessible en cas d’urgence. Il aura la possibilité de revenir à tout moment sur cette décision depuis son DMP, ou en le demandant à son médecin traitant.

 

7. UNE COMPAGNIE D’ASSURANCE PEUT-ELLE DEMANDER A SES CLIENTS DE LUI COMMUNIQUER UN DMP OU DE LUI EN FOURNIR UNE COPIE ?

Le DMP ne peut en aucun cas être exigé (ni même des extraits ou une copie) lors de la conclusion d’un contrat, notamment un contrat relatif à un prêt immobilier, une protection complémentaire en matière de couverture de santé, ou par la médecine du travail, même avec l’accord du patient.

 

8. LE DMP, N’EST-CE PAS UNE AFFAIRE DE PROFESSIONNELS ? QUEL EST LE ROLE DU PATIENT ?

Le DMP permet au patient d’être l’acteur de sa santé.
Celui-ci peut enrichir son DMP avec des informations utiles : personne à prévenir en cas d’urgence, allergies... ou encore, y déposer des photos ou des PDF de ses documents de santé qu’il conservait jusqu’alors sous format papier afin de reconstituer son histoire médicale.

En avril 2019, le DMP permettra au patient de saisir ses directives anticipées afin que les professionnels de santé puissent tenir compte de ses dernières volontés pour sa fin de vie.

 

9. QUELS SONT LES DROITS DU PATIENT VIS-A-VIS DE SON DMP ?

Le patient autorise la création de son DMP et autorise les professionnels de santé à y accéder, y compris en cas d’urgence. Il peut y ajouter des documents dans son espace personnel, s’opposer à l’alimentation de son DMP et peut masquer certains documents. Il a un accès à l’historique des consultations de son dossier. Il peut demander une copie du contenu de son DMP, faire rectifier son contenu s’il est incorrect et le fermer à tout moment.

 

10. QUEL EST LE ROLE DU MEDECIN TRAITANT VIS-A-VIS DU DMP ?

Le médecin traitant est un acteur central pour que le DMP remplisse pleinement son rôle au service des patients. Le médecin traitant a des droits spécifiques qui lui permettent de faire toutes les actions relevant du patient, à sa demande. Compte tenu de son rôle en matière de coordination des soins, le patient ne peut pas lui masquer certaines informations.
En ajoutant en quelques clics le volet de synthèse médicale dans le DMP, il permet à ses confères qui prennent en charge ses patients pour la première fois de prendre connaissance de l‘histoire médicale du patient. Ces informations sont particulièrement utiles en cas d’urgence.
 

11. A L’HOPITAL, QUI A ACCES AU DMP ET QUI PEUT L’ALIMENTER ?

En établissement de santé, tous les professionnels de santé de l’équipe de soins prenant en charge le patient peuvent consulter le DMP, à condition de se munir de leur carte de professionnel de santé.
Le personnel administratif des établissements de santé et médico-sociaux a accès uniquement à la partie administrative du Dossier Médical Partagé. Il peut l’alimenter mais pas le consulter.
Le patient aura connaissance de toutes ces actions (alimentation, ajout ou consultation des documents) dans l’historique des accès à son DMP.

 

12. EST-CE QUE LE DOSSIER MEDICAL PARTAGE REMPLACE LES DOSSIERS MEDICAUX QU’UTILISENT LES PROFESSIONNELS DE SANTE ET LES ETABLISSEMENTS DE SANTE ?

Le DMP est différent des dossiers médicaux détenus par les professionnels et établissements de santé.
Chaque professionnel de santé tient à jour un dossier médical concernant ses patients dans son cabinet (ou en établissement de santé). Il complète ce dossier à chacune de ses rencontres avec eux. Il existe ainsi le dossier médical du médecin généraliste, le dossier médical du ou des spécialiste(s) consulté(s), des biologistes, cabinets de radiologie... et le dossier patient de l’hôpital ou de la clinique où le patient a été hospitalisé. Chacun de ces dossiers médicaux « professionnels » est détenu et mis à jour par le professionnel ou l’établissement de santé.

Dans ces dossiers, certaines informations sont utiles à la coordination des soins : ce sont ces informations que les professionnels de santé pourront déposer dans le DMP, qui a vocation à regrouper et centraliser en un endroit unique toutes les informations utiles à la coordination du parcours de soins.
Par ailleurs, le DMP est accessible dans toute la France par le patient et les professionnels de santé, contrairement aux dossiers médicaux, qui ne sont pas directement accessibles aux patients et qui sont accessibles uniquement localement.

 

13. UN PATIENT N’AYANT PAS DE TELEPHONE MOBILE OU D’ADRESSE E-MAIL PEUT-IL DETENIR UN DMP ?

L’ouverture d’un DMP n’est pas soumise à la fourniture des coordonnées du patient (téléphone mobile ou d’une adresse e-mail) même si celle-ci est fortement recommandée, ces informations étant nécessaires pour permettre la consultation en ligne du DMP par le patient.
Tant que le patient n’a pas renseigné ses coordonnées, il ne pourra visualiser le contenu de son DMP qu’en passant par un tiers (professionnel de santé) ou demander une copie de son DMP au support DMP info service.


 

14. UN MINEUR PEUT-IL CREER ET GERER SEUL SON DMP ?

Le représentant légal d’un mineur doit donner son consentement lors de la création du DMP. La décision de création d’un DMP revient au titulaire de l’autorité parentale. Le représentant légal autorise les professionnels de santé à accéder au DMP d’un mineur, décide des documents devant être masqués et de la fermeture du DMP. Il peut également accéder au DMP du mineur pour le consulter. Le mineur ne dispose pas de codes d’accès personnel pour accéder à son DMP.

 

15. QUELLES SONT LES DONNEES QUE L’ASSURANCE MALADIE DEPOSE DANS LE DMP? QUELLE DIFFERENCE AVEC LES DONNEES DE REMBOURSEMENT PRESENTES DANS LE COMPTE AMELI ?

Le compte ameli permet le suivi de ses données de remboursement ; le DMP quant à lui permet de suivre le parcours de soins du patient. Il ne contient pas de données financières, sa finalité est le bon suivi médical du patient.
Ainsi, les médicaments, les dispositifs médicaux, l’ensemble des actes médicaux (dont l’imagerie et la biologie) et les séjours hospitaliers sont disponibles dans l’historique des soins du DMP, à l’exclusion des montants remboursés par l’Assurance Maladie.

 

16. QUELLE EST LA DUREE DE CONSERVATION DES DOCUMENTS DANS LE DMP ?

Le DMP a vocation à suivre le patient tout au long de sa vie. Si le patient décide de clôturer son DMP, alors ce dernier est archivé et les données sont détruites 10 ans après cette clôture.

 

 

17. QUEL EST LE BILAN CHIFFRE DE L’EXPERIMENTATION MENEE EN 2017-2018 PAR L’ASSURANCE MALADIE DANS UNE SERIE DE DEPARTEMENTS TESTS ?

Pour que le DMP s’inscrive dans le quotidien des Français comme une évidence au même titre que la carte Vitale ou le compte ameli, l’Assurance Maladie a fait le choix d’une démarche progressive.
Le Dossier Médical Partagé a ainsi été déployé à partir de décembre 2016 dans neuf caisses primaires de l’Assurance Maladie : les CPAM du Bas-Rhin, de Bayonne, des Côtes-d’Armor, du Doubs, de Haute-Garonne, d’Indre et Loire, du Puy-de-Dôme, de la Somme et du Val-de-Marne.

La montée en charge rapide du service au cours des 18 mois qu’a comptés l’expérimentation a démontré que le service répond à un vrai besoin :

# Côté patients : les créations en ligne et par les agents d’accueil des caisses d’Assurance Maladie,
ont permis de créer en 18 mois (de décembre 2016 à fin juin 2018) environ 3 fois plus de DMP
qu’en 6 ans de déploiement initial.

# Côté établissements de santé : au démarrage de l’expérimentation, en décembre 2016, 87
établissements de santé étaient impliqués dans le déploiement du DMP dans les départements tests. Au 30 juin 2018, 127 établissements de santé se sont mobilisés, sur 159 établissements ciblés en fonction de leur taille (établissements de médecine, chirurgie, obstétrique [MCO], decentres hospitaliers et de cliniques privées choisis notamment en raison de leur grande capacitéd’accueil).

# Côté professionnels de santé : au démarrage des tests, fin 2016, on recensait 903 professionnels
de santé «actifs», c’est-à-dire participant à la création, à l’alimentation ou encore à la consultation de DMP, dont 436 médecins généralistes et 44 spécialistes. Durant l’année 2017, 5270 PS actifs ont été dénombrés, dont 4090 médecins généralistes et 690 médecins spécialistes.

Au terme de cette expérimentation, au 30 juin 2018, 723 539 personnes disposaient d’un DMP dans les seuls départements pilotes, soit 12,3% de la population de ces territoires. Sur les 159 établissements de santé sélectionnés pour déployer prioritairement le DMP, 80 % l’alimentaient. Par ailleurs, 18 % des médecins libéraux ont aussi alimenté des DMP dans ces neufs départements.

 

18. LE SERVICE VA-T-IL CONTINUER A EVOLUER ?

Le DMP n’est pas figé et est appelé à évoluer régulièrement pour s’adapter en permanence aux besoins et aux usages des patients et des professionnels de santé. Ainsi, de nombreuses évolutions sont prévues au cours des prochaines années avec, dès avril 2019, l’ajout d’un espace réservé aux directives anticipées, la notification au patient d’un accès en cas d’urgence à son DMP et la mise en ligne d’une nouvelle version de l’application mobile DMP (son ergonomie et son graphisme seront optimisés ; la connexion au DMP sera simplifiée grâce à la possible sauvegarde de son identifiant).


  

Source Assurance Maladie

 

Les jeunes et le sida

 

Le niveau d’information sur le VIH des jeunes entre 15 à 24 ans se dégrade fortement. C’est ce qu’a montré un sondage récent réalisé à l’occasion du sidaction. 20% des jeunes de cette génération s’estiment mal informés en 2018. Cela représente une augmentation de 9 % par rapport à l’année 2009.

 

 

 

 

6 000 personnes découvrent encore leur séropositivité chaque année en France.

 

Le niveau de confiance des jeunes dans les informations délivrées par différents acteurs au sujet du VIH/sida se détériore fortement. L’effet Fake news se fait également ressentir. Les jeunes n’accordent pas leur confiance aux messages transmis sur les sites internet spécialisés (54%) ni sur les médias traditionnels (51%) et encore moins sur les forums (31%) ou sur les réseaux sociaux (22%). Pourtant, c’est bien sur les réseaux sociaux et sur internet que les jeunes vont chercher les informations sur le sida en priorité.

 

Dans ce contexte, il importe donc que des messages officiels puissent être transmis à cette génération qui d’ailleurs le demande puisque les jeunes estiment à plus de 70 % que pouvoirs publics, élus et le ministère de la santé les informent sur le VIH/sida.

 

Par ailleurs, cette enquête révèle que les jeunes sont toujours convaincus de la véracité de certaines fausses croyances. Près d’un jeune sur 5 pense en effet que le virus peut se transmettre en embrassant une personne séropositive ou en entrant au contact avec la transpiration. Et ce chiffre a augmenté de 8 %  depuis 2015. Plus grave encore, 19% des jeunes sont persuadés que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission du virus !

 

Moins de vigilance de la part des jeunes

 

Les jeunes sont de moins en moins sensibilisés au risque que représente le sida. Pour preuve, alors que le dépistage constitue un enjeu majeur dans la lutte contre le VIH, le nombre de jeunes qui y ont recours reste bien trop faible et 42% d’entre eux ne savent pas où et comment ils peuvent réaliser ce dépistage. En fait, l’explication tient aussi au fait que les jeunes croient de plus en plus qu’il existe des médicaments pour guérir du sida. Ils sont 26 % à la penser avec une hausse de 13 % par rapport à 2009.

 

Alors, pourquoi se tracasser si on meut se soigner. Les avancées en matière de recherche médicale provoque donc une baisse de la vigilance des jeunes face aux risques de contamination par le VIH. 

Les informations passent mal, elles sont mal comprises et des pratiques sexuelles à risque persistent malgré les risques. 14% des jeunes interrogés admettent avoir été exposés au moins une fois à un risque d’être contaminé par le VIH/sida. L’expérience de ces situations n’a d’ailleurs débouché que dans 39% des cas seulement sur un test de dépistage.

 

Il faut donc impérativement continuer à sensibiliser et informer sur les enjeux de la lutte contre le sida . Parallèlement, il convient de poursuivre les campagnes pour mettre fin à la stigmatisation encore trop souvent subie par les personnes vivant avec le VIH. Si 49% des jeunes se disent bien informés sur le fait qu’une personne vivant avec le VIH et suivant correctement son traitement ne peut pas transmettre le virus du sida, cela reste insuffisant. 

 

Le besoin de faire un test peut se manifester à différents moments de votre vie :

  • suite à une prise de risque (rapport sexuel non protégé, déchirement du préservatif, partage d’une seringue ou d ‘un matériel infecté)
  • quand on souhaite savoir où on en est par rapport au VIH, faire le point: par exemple par ce qu’on est en couple stable et qu’on souhaite ne plus devoir utiliser de préservatif;
  • lorsqu’on a besoin de se rassurer;
  • lorsqu’une grossesse est envisagée.

 

Outils de prévention du VIH

La prévention vise à réduire l’exposition aux IST et au VIH, sachez que :

  • Le préservatif est le moyen de prévention le plus répandu et reste la méthode de base pour se protéger et protéger les autres du VIH et des IST et prévenir les grossesses non prévues.
  • Le Traitement Post-Exposition (TPE) est un traitement d’urgence préventif qui peut réduire fortement les risques de transmission du VIH/sida après une exposition au risque de transmission du virus.
  • Le Traitement permet, si le traitement pris pour le VIH est efficace et la charge virale plasmatique indétectable depuis au moins 6 mois, de réduire le risque de transmettre le virus à son partenaire.

 

Il faut donc reprendre les fondamentaux en terme d’information et de prévention. Il est indispensable d’atteindre les jeunes, quelle que soit leur milieu social ou leur orientation sexuelle. Le nombre de contaminations est en hausse de 24% chez les jeunes de 15 à 24 ans depuis 200. C’est une réelle alerte qu’il convient de prendre en compte car nous pourrions voir l’épidémie reprendre faute d’une sensibilisation sur les risques toujours existant. Plus que jamais, la prévention doit être mise en avant auprès de cette génération.

 

 

Vidéo

https://www.youtube.com/embed/0pL7l3b95_g

 

 

 

Des chiffres importants à retenir  

20% des jeunes se disent mal informés sur le VIH/sida.

26 % pensent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida.

14% des jeunes de moins de 25 ans ont risqué d’être contaminé par le VIH/sida.

 

 

Les fausses informations

21% pensent que le virus du sida peut se transmettre en embrassant une personne séropositive

18 % pensent que la transmission peut se faire en entrant en contact avec la transpiration.

19% estiment que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission de virus.

 

Sites internet

 

https://preventionsida.org

 

https://don.sidaction.org/

 

http://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/sante-sexuelle-et-reproductive/article/informer-sur-le-vih-sida-et-les-autres-infections-sexuellement-transmissibles

 

 

 

Photo Phovoir

 

Semaine nationale de prévention du diabète - 2 au 9 juin 2017

Fédération Française des Diabétiques

 

Semaine nationale de prévention du diabète

Du vendredi 2 au vendredi 9 juin 2017

Cette semaine de prévention est un temps fort qui mobilise toutes les forces : grand public, acteurs de santé et institutionnels.

La campagne de l’édition 2017 a pour thématique l’équilibre.

 


Faites le test


LE DIABÈTE SE CARACTÉRISE PAR UN TAUX DE SUCRE TROP ÉLEVÉ DANS LE SANG : UNE HYPERGLYCÉMIE LIÉE À UN MAUVAIS FONCTIONNEMENT DU PANCRÉAS.


Non dépisté ou mal contrôlé, le diabète détériore le fonctionnement des organes vitaux et entraîne de graves problèmes de santé : cécité, insuffisance rénale, maladies cardio-vasculaires ou amputation.

Le sucre corrode les parois des vaisseaux sanguins qui nourrissent tous les tissus en oxygène et en éléments nutritifs. Sans prise en charge, les conséquences du diabète participent à diminuer l’espérance de vie.

Aujourd’hui 4 millions de Français en sont atteints.

 

 

La Trousse d'urgence

 

Pour les vacances, pour les week-ends, en cas d'activités en extérieur, il est toujours plus prudent d'avoir sur soi une trousse d'urgence.

Vous partez en randonnée, vous faites une excursion à vélo, vous passez une journée sur une île, n'oubliez pas quand vous êtes un peu éloigné d'une zone habitée de prendre sur vous de quoi faire face à tout problème sanitaire. N'oubliez pas non plu votre téléphone portable ou prévenez une personne de votre destination.

Pour constituer cette petite trousse d'urgence, voici quelques conseils et n'hésitez pas à et consulter votre pharmacien.

 

A prendre

Une crème solaire.

Un produit antimoustiques. Utilisez un produit qui repousse les insectes, en particulier pour les enfants.

Un antiseptique pour les petites plaies. En évitant ceux qui piquent sinon vous aurez des réclamations. L'hexamidine, la chlorhexidine ou une solution de Dakin sont très bien.

Des pansements individuels. De toutes les tailles et propres dans un emballage individuel.

Pour les personnes allergiques au venin d'hyménoptères (guêpes, abeilles, frelons), n'oubliez pas le kit d'urgence, prescrit par le médecin.

Les médicaments d'urgence des malades. Certains malades doivent impérativement emporter avec eux. Ainsi, l'aérosol contre la crise d'asthme, le collyre, l'aérosol contre le rhume des foins, les pilules contre l'angine de poitrine, le glucagon et le sucre (bonbons) pour les diabétiques, etc.

 

Votre pharmacien vous conseillera aussi sur les conditionnements de produits les plus petits.

Photo Atelier Presse Media

 

Jambes lourdes et voyage en avion

 

Le syndrome de la classe économique, décrit pour la première fois de façon anecdotique en 1954, est une maladie veineuse favorisée par les conditions particulières des vols aériens. Si sa réalité a été confirmée par plusieurs études récentes l’importance du risque d’un voyage aérien est encore mal précisée, mais doit inciter les sujets à risque à prendre des précautions adaptées.

 

Les premiers cas de thrombose veineuse profonde (TVP) des membres inférieurs dans les suites d’un voyage en avion de longue durée ont été rapportés par le Dr John Homans en 1954. Depuis, cette pathologie a hérité du nom de « syndrome de la classe économique », bien que les TPV des membres inférieurs après maintien prolongé en position assise ne soient spécifiques ni de la classe économique, ni des déplacements en avion. On évoque des cas semblables après un long voyage en autocar ou en voiture. Qu'on se rassure, il semble que ce syndrome concerne essentiellement des individus à risque.

 

Immobilisation plus dépressurisation

D'après les études qui ont été menées, il apparaît que les incidents thrombotiques (fabrication d'un caillot sanguin à l'intérieur d'une veine) surviennent durant des vols longs (plus de 6 heures), chez les passagers de classes économiques (sièges étroits, impossibilité d'étendre les jambes, couloirs peu propices aux déplacements) et chez des sujets ayant des antécédents de maladies veineuses.

Que se passe-t-il dans les veines de ces sujets ? On sait que l'immobilisation prolongée, en position assise est au moins aussi dangereuse pour les veines que la station debout. Pourquoi ? Parce que la circulation veineuse de retour se fait alors mal, car les veines se trouvent dans l'impossibilité de bien fonctionner. D'abord, elles se trouvent comprimées, par la position de la jambe, au niveau des genoux, de la hanche. Chacun sait qu'un tuyau qui fait un coude, laisse moins bien passer le liquide !

Par ailleurs, la particularité de la circulation de retour est que les veines n'ayant pas la capacité de se contracter (absence de couche musculaire), c'est la contraction des muscles du mollet et de la cuisse qui, en comprimant les veines contre les os favorise la progression du sang vers le haut. Tout le long des veines, il existe des valvules anti-reflux qui empêchent le sang de redescendre entre les contractions des muscles. Hors durant un vol prolongé, pas de contractions musculaires, donc mauvais retour veineux.

Un autre phénomène est en cause durant les voyages en avion : la dépressurisation. Il faut, en effet savoir que la pression atmosphérique à l'intérieur des cabines des avions long courrier correspond à la pression que l'on observe à 2000 mètres. Dans ces conditions, les veines ont tendance à se dilater, ce qui diminue l'efficacité des valvules anti-reflux et favorise l'œdème. La meilleure preuve est que la plupart du temps, on a du mal à remettre les chaussures à la fin du vol !

 

Bouger les jambes et porter une contention

De la connaissance des mécanismes dont on vient de parler, il découle que la première des mesures à prendre est simple : bouger. Trois à quatre fois par heures, il faut faire des mouvements de contraction des mollets et des cuisses, lever les jambes. Plusieurs fois en cours de vol, lever vous et faites un ou deux aller-retour dans les allées.

Ensuite, il est impératif de s'hydrater. L'air des cabines est chaud et sec et on se déshydrate facilement. On sait que plus le sang se concentre, plus le risque de fabriquer un caillot est grand.
L'autre mesure indispensable est de porter des chaussettes ou des bas de contention. En comprimant les veines, les bas jouent le rôle des muscles et favorisent le retour veineux.

Parlez-en à votre pharmacien avant de partir en vacances.

 

 Photo Phovoir/Atelier Presse Média

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